Prisons de la honte

février 28, 2010

Marcel Vervloesem: dernières nouvelles

Marcel Vervloesem, le membre de notre association qui était révélateur de l’affaire pédocriminelle de Zandvoort, était, comme le résultat d’une campagne médiatique dans lequel il a été accusé de «violation et de torture» et nommé un «chasseur auto-proclamé de pédo», condamné et emprisonné.

Il est très malade (maladie cardiaque, diabète, plus de 20 fois hospitalisé …) et est totalement séparée de notre association. Il n’a pas le droit d’écrire et à nous appeler et nous n’avons plus le droit d’écrire et lui rendre visite.

Le ministre belge de la Justice, Stefaan De Clerck (démocrate-chrétien comme Herman Van Rompuy, président de l’Union européenne) qui couvre l’affaire Zandvoort, est très bien informé sur cette situation et nous pensons qu’il a pris la décision personnellement.

De Clerck, qui est reponsable de la surpopulation des prisons belges et loue la prison en Hollande pour 3.000.000 euros par an, parle d’un «réforme» de la loi pénitentiaire.

Mais je trouve que De Clerck peut mieux garantir que la législation actuelle est appliquée …

Signez notre pétition: http://apps.facebook.com/causes/438481/108568665?m=1a240be5

Jan Boeykens
Président du Werkgroep Morkhoven

février 23, 2010

Prison de Hasselt

Il y a une heure, j’ai reçu un appel téléphonique de Marcel qui est isolé pendant déjà trois longues semaines dans la prison de Hasselt.
On lui a redonné son télévision (avec un grand écran parce que sinon il ne peut pas lire les traductions). Mais il ne peut pas envoyer du courrier, car il n’a pas de timbres.
Il est maintenant sous surveillance médicale à nouveau.
Si on ne trouve pas une camionette qui le ramène à la prison de Turnhout, sa santé misérable se détériorait.
Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck et ses collègues du Cabinet ont été informés de cette situation une fois de plus.

février 16, 2010

La peine de mort existe toujours en France

Filed under: prisonniers malades — Tags:, — kruitvat @ 12:51

Cher Jan

La situation du prisonnier malade français dont le pronostic vital est
engagé et dont on refuse la libération pour raison de santé comme Marcel.

——– Message original ——–
Sujet : [Infoprison] La peine de mort existe toujours en France : des
malades meurent en prison
Date : Tue, 02 Feb 2010
De : Ban Public redaction@banpublic.org

La peine de mort existe toujours en France : des malades meurent en
prison

Communiqué de presse Act Up-Paris & Ban Public, 2 février 2010

Un prisonnier gravement malade risque de mourir en PACA. La suspension
de peine pour raison médicale doit s’appliquer.

Guy Englumen a 56 ans, il est gravement malade  : il souffre
d’irrémédiables problèmes cardiaques, il porte un défibrillateur et doit
suivre un lourd traitement médicamenteux à vie. Son état de santé
physique et psychique nécessite des soins médicaux constants et une
surveillance médicale permanente.

Pourtant, depuis le 13 janvier, Guy est incarcéré. Alors qu’il se rendait à l’audience de jugement de sa demande de suspension de peine pour raison médicale, il a été arrêté et incarcéré sans même avoir eu le temps de plaider sa cause devant la juge d’application des peines.

Deux expertises médicales concordantes concluent à l’incompatibilité de son état de santé avec la détention. La juge d’application des peines a pourtant considéré qu’il devait rester incarcéré puisque «  le pronostic vital de Monsieur Englumen reste préoccupant mais n’est pas engagé dans des circonstances d’urgence ».

Béatrice Brue, juge d’application des peines se trompe, l’incarcération
de Guy Englumen est profondément inhumaine et injuste. Non seulement
elle ne respecte pas la loi – puisque deux expertises médicales
concordantes concluent à la nécessité d’une suspension de peine de prison – mais elle fait fi de tout respect de la dignité humaine.

Guy a été arrêté et incarcéré dans des circonstances intolérables. Ne
supportant pas les conditions de son incarcération, il a été hospitalisé
à Marseille en attente d’une très lourde opération chirurgicale qui ne pourra pas être effectuée. Il est trop tard pour l’opérer. Il vient d’être transféré à l’Unité Hospitalière Sécurisée Interrégionale (UHSI) de Marseille. Son état de santé est extrêmement préoccupant, les méandres de la justice et la prison sont en train de l’achever.

Les médecins de l’UHSI de Marseille sont choqués, plusieurs travailleurs
sociaux du Centre de Détention de Salon de Provence sont abasourdis. Les
acteurs du milieu pénitentiaire eux-mêmes s’accordent à trouver cette
situation incompréhensible, révoltante, inhumaine.

L’état de santé de Guy jugé incompatible avec la détention justifie
légalement et humainement sa libération immédiate. Il y a urgence, son
pronostic vital est désormais engagé. L’audience d’appel du refus de sa
suspension de peine pour raison médicale, initialement prévue fin mars,
vient d’être avancée à mardi prochain en fin de matinée.

Nous exigeons la libération immédiate de Guy Englumen.

Cette situation n’est malheureusement pas unique dans les prisons
françaises. Nous exigeons une application effective et immédiate de
l’article 720-1-1 du code de procédure pénale : le droit à la vie pour
les prisonniers malades.

Contact presse : Laura Petersell – 06 67 65 04 20

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