30 novembre 2006: Lettre ouverte à Mme Laurette Onkelinx, Ministre de la Justice
Le mardi sept novembre, la Cour d’Appel de Gand a condamné sept membres du mouvement révolutionnaire turc DHKP-C à des peines allant de quatre à sept années d’emprisonnement. La notion d’«organisation terroriste» compte parmi les principaux motifs invoqués par la Cour pour justifier son verdict. La figure du terroriste semble appeler un régime d’exception. Sur le plan juridique tout d’abord, puisque cette condamnation repose sur des articles du Code pénal introduits par une loi de 2003 qui permettent notamment de condamner des personnes sur la base de leur appartenance à ce type de groupement et ce, le cas échéant, en l’absence de toute implication avérée dans la commission d’un acte délictueux ou criminel. Sur le plan judiciaire ensuite, puisque l’affaire a été instruite, non par le Parquet de Bruges, dont dépend le territoire sur lequel les infractions principales ont été commises, mais par le Parquet fédéral, au motif que celui-ci était spécialisé en matière de terrorisme. Le caractère exceptionnel du traitement des affaires « terroristes » ne se limite malheureusement pas à ces deux plans juridique et judiciaire. Les conditions d’incarcération des personnes condamnées pour des faits de terrorisme relèvent d’un régime lui aussi d’exception.
Les témoignages des détenus incarcérés à Bruges diffusés par le Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association et corroborés par l’Observatoire International des Prisons, la Liga Voor Mensenrechten et la Ligue des Droits de l’Homme, suscitent les plus grandes inquiétudes. En effet, il apparaît notamment au travers de ceux-ci que les prisonniers sont isolés des autres détenus, qu’ils sont confinés vingt-trois heures sur vingt-quatre dans leur cellule, que durant leur unique heure de répit, ils sont seuls au préau, que les visites qui leur sont autorisées sont exclusivement celles de leurs avocats ou dans certains cas d’un cercle familial défini de manière très restrictive, et enfin, que certaines pratiques contribuent à organiser une privation de sommeil. Les lampes de leurs cellules restant allumées en permanence, il leur est quasiment impossible de dormir. La seule femme condamnée n’a pas de famille en Belgique et elle ne reçoit aucune visite, puisque seuls les membres de la famille nucléaire y sont autorisés. Elle n’a vu personne depuis le 28 février mis à part ses avocats. La condamnation à une peine d’emprisonnement pour des faits qualifiés de « terroristes » semble impliquer dans les faits un second niveau de sanction. Les conditions de détention particulièrement dures créent une forme de double peine paralégale, exposant ainsi les individus à l’arbitraire de l’administration pénitentiaire ou de l’autorité politique dont elle dépend.
Sauf à verser dans une logique de l’expiation par la souffrance, rien ne permet de justifier pareil traitement. Aucun impératif de sécurité ne semble recommander la permanence de l’éclairage ou de l’isolement total d’un détenu. Quand bien même un tel état de nécessité existerait, ces pratiques ne seraient pas acceptables pour autant. Comme le constatent les organisations susmentionnées, « le manque de sommeil et l’isolement ont des conséquences désastreuses sur l’état mental et physique des individus » et « ces méthodes sont contraires aux libertés et droits fondamentaux ». Que ce soit sciemment ou par négligence, soumettre un individu à pareil traitement revient à l’exposer à de graves séquelles. Tolérer que l’on inflige à une personne un traitement générant d’aussi lourdes souffrances s’apparente à l’acceptation, sinon d’une forme de torture, du moins de traitements inhumains ou dégradants. Or, l’article 3 de la Convention de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales l’exprime sans ambages : « Nul ne peut être soumis à la torture ni à des peines ou traitements inhumains ou dégradants ». La jurisprudence de la Cour europénne des Droits de l’Homme a donné chair à ce principe général en rappelant que « L’article 3 de la convention impose à l’Etat de s’assurer que tout prisonnier est détenu dans des conditions qui sont compatibles avec le respect de sa dignité humaine, que les modalités d’exécution de la mesure ne soumettent pas l’intéressé à une détresse ou à une épreuve d’une intensité qui excède le niveau inévitable de souffrance inhérent à sa détention et que, eu égard aux exigences pratiques de l’emprisonnement, la santé et le bien-être du prisonnier sont assurés de manière adéquate » (Arrêt Valasinas c. Lituanie du 24 juillet 2001). La Cour européenne des droits de l’Homme a en outre estimé qu’un isolement social pouvait dans certaines circonstances constituer une violation de l’article 3 de la Convention (arrêt Van der ven c. Pays-bas du 4 février 2003). De plus, dans une autre affaire (arrêt Kalachnikov c. Russie du 15 juillet 2002), elle a jugé que « les conditions de sommeil étaient encore aggravées par la lumière constamment allumée dans la cellule, ainsi que par les va-et-vient et bruits générés par le grand nombre d’occupants. La privation de sommeil qui en est résultée doit avoir constitué un lourd fardeau physique et psychologique pour l’intéressé ». Enfin, les normes adoptées par le Comité du Conseil de l’Europe pour la prévention de la torture (CPT) relèvent d’une part qu’un régime d’isolement permanent peut s’assimiler à un traitement inhumain et dégradant, d’autre part que tout détenu a droit à un nombre d’heures minimales de sommeil (1).
En d’autres lieux, d’aucuns ont jugé que l’on pouvait soustraire les « terroristes » à l’interdit de la torture ou des traitements inhumains et dégradants et que ceux-ci pouvaient légitimement être privés de tout droit. L’histoire abonde d’exemples de régimes dictatoriaux ayant eu recours à des prisons secrètes. Plus près de nous dans le temps, les geôles de Guantanamo ou d’Abou Ghraib ont créé des zones de non-droit exposant les détenus au déchaînement de l’arbitraire. Fort heureusement, nous n’en sommes pas là en Belgique. Néanmoins, la mise en œuvre d’un régime d’incarcération d’exception, et ce, alors qu’aucune loi ne définit ce régime, nous paraît introduire une part importante d’arbitraire au sein du système judiciaire de notre pays. Notre démocratie se prévaut d’être un Etat de droit dans lequel la loi protège les individus contre les abus du pouvoir. C’est pourquoi nous vous demandons, Madame la Ministre, de garantir à ces personnes des conditions d’incarcération qui n’outrepassent pas ce que la loi prévoit et qui sont conformes aux engagements internationaux de la Belgique en matière de sauvegarde des Droits et Libertés.
Benjamin Denis (Politologue FUSL)
Plus de deux cents personnes ont déjà adhéré, en quelques jours, à cette lettre ouverte. Vous pouvez le faire aussi en envoyant un email à Madame Nadine Rosa-Rosso





Bahar Kimyongür porte plainte contre les plus hauts responsables de l’État belge.
Il assigne en Justice l’ancien Premier ministre Guy Verhofstadt, l’ex-Ministre de la Justice Laurette Onkelinx ainsi que son collègue de l’Intérieur Patrick Dewael
Communiqué du Clea: http://leclea.be/clea/communiques/bahar-vs-etat_belge.html
Il y a exactement cinq ans, les plus hautes autorités politiques, judiciaires et policières de Belgique avaient osé. Elles avaient osé organiser un véritable complot d’État, dans la plus parfaite illégalité.
Réunis à l’initiative du Cabinet de la Ministre Laurette Onkelinx, vingt-cinq fonctionnaires d’élite avaient en effet décidé de monter une machination aussi cynique qu’épouvantable –dans le but de faire arrêter Bahar Kimyongür aux Pays-Bas, où il allait se rendre pour assister à un concert de musique.
À l’époque, on s’en souvient, la Turquie venait de lancer à l’encontre de ce citoyen belge un mandat d’arrêt international –reposant, pourtant, sur des allégations dénuées de tout fondement. Or, une fois appréhendé à l’étranger (en l’occurrence aux Pays-Bas), Bahar Kimyongür aurait pu –au regard des conventions internationales– y être «légalement» extradé vers Ankara. En effet, la Belgique n’extrade pas ses nationaux.
Eugène Dimmock, conseiller de Guy Verhofstadt (Premier ministre); Pascale Vandernacht (chef de Cabinet adjoint de la ministre de la Justice); Alain Lefebvre, le directeur de la Sécurité publique (Intérieur); André Demoulin, l’administrateur général de la Sûreté de l’État; le procureur fédéral Daniel Bernard accompagné de ses adjoints, Johan Delmulle et Leen Nuyts…: en date du 26 avril 2006, ces responsables de premier plan s’étaient donc concertés afin de définir la meilleure façon de se plier aux injonctions turques. Quitte à abandonner –à la torture et à la sauvagerie– l’intégrité physique, voire la vie, d’un de leurs ressortissants.
Une cabale, un crime, une forfaiture… La Belgique se sera ainsi prêtée à une abomination pour remettre (via un pays tiers) Kimyongür à des services policiers, dont il n’avait cessé de dénoncer les comportements odieux à l’encontre d’opposants politiques et syndicaux, ou de défenseurs des droits humains –alors que, au niveau européen, la Turquie est toujours classée numéro 1 en matière d’atteintes répétées aux droits de l’Homme.
Interpellé sur le territoire néerlandais, incarcéré aux Pays-Bas 68 jours durant, Kimyongür va finalement être totalement absout des imputations contenues dans le mandat d’amener turc. Le 4 juillet 2006, confirmant ses droits inaliénables à la liberté d’expression et à la liberté d’association, notre compatriote sera remis en liberté par les juges de la Chambre d’Extradition du Palais de Justice de La Haye.
Ce mardi 12 avril,
en toute logique, une plainte pour «coalition de fonctionnaires» sera donc déposée contre X (visant les vingt-cinq fonctionnaires réunis en secret le 26 avril 2006, ainsi que les ministres qui ont couvert leurs agissements) –une procédure intentable en vertu de l’article 233 du Code pénal. Celui-ci punit, en effet, de peines de prison, les fonctionnaires qui, «en réunion», auraient décidé la mise en œuvre de «mesures contraires aux lois».
La Belgique, à travers les personnalités visées par cette plainte, ne se laissera évidemment pas faire. Comme dans le dossier DHKP-C, où (dix années durant) le Parquet fédéral a tout tenté pour salir l’honnêteté et la militance démocratique de Kimyongür, il ne fait aucun doute que tout sera exécuté pour que les personnes ici mises en cause ne soient jamais déférées devant les tribunaux.
Pour que la vérité soit totalement établie; pour que les représentants des principaux corps d’État –coupables d’illégalités– ne se voient octroyés une insolente impunité…, seule la mobilisation de l’opinion démocratique sera une nouvelle fois déterminante.
Mais, ce que nous sommes collectivement parvenus à accomplir hier pour permettre que triomphe l’innocence de Bahar, aujourd’hui il ne tient qu’à nous de le réitérer: lui rendre justice, en faisant sanctionner ceux qui se sont acharnés à violer ses droits, quitte à le laisser assassiner.
Pour expliciter toutes les raisons et circonstances qui ont justifié le dépôt de cette plainte inédite,
nous vous invitons évidemment à venir assister à la conférence de presse
qui se tiendra le mercredi 13 avril 2011, à 11 heures précises,
au siège de la Ligue des droits de l’Homme
(22 rue du Boulet, près de la Bourse).
Prendront part à cet événement:
Monsieur Bahar Kimyongür,
Maître Christophe Marchand,
Monsieur Benoît Van der Meerschen au nom de la Ligue belge des droits de l’Homme,
et Monsieur Jean Flinker du Comité pour la Liberté d’Expression et d’Association (CLEA)
________________
POUR TOUS RENSEIGNEMENTS
http://www.leclea.be
Commentaire par kruitvat — avril 11, 2011 @ 10:21
Un ambassadeur à Bruxelles espère que la Belgique souffrira du terrorisme
Tanlay : “Inchallah, ça leur arrivera un jour. C’est là qu’ils comprendront ce qu’est le terrorisme”
«Inchallah, ça leur arrivera un jour. C’est là qu’ilscomprendront ce qu’est le terrorisme», déclare Fuat Tanlay, ambassadeur de Turquie en Belgique, dans unarticle publié le 16/07/2009 par le quotidien turcHürriyet. Exprimant ainsi sa colère contre la Belgique suite à la décision des magistrats de la Cour d’appel de Bruxelles de postposer leur verdict du 14 juillet 2009 au mois d’octobre 2009 dans le cadre de l’affaire DHKP-C, Fuat Tanlay estime que « la Belgique tente à présent declasser l’affaire via diverses explications » et ajoute que « leur discussion sur le fait de juger des membres de l’organisation terroriste arrêtés en 1999 sur base d’une loi réformée en 2005 est vraiment bidon. »
Ces propos tenus en langue turque par l’ambassadeur Fuat Tanlay contrastent sensiblement avec son style plus diplomatique utilisé dans une carte blanche publiée par le quotidien bruxellois Le Soir. L’ambassadeur turc, qui était présent à l’audience le 25/05/09 lors de la reprise des débats devant la Cour d’appel, se contentait en français de préciser certains faits à l’attention de l’opinion publique belge « quelle que soit la décision de la Cour d’Appel de Bruxelles en l’affaire« .
Parmi les éléments constitutifs d’un acte terroriste, l’ambassadeur de Turquie rappelle pourtant lui-même que « le terrorisme, par définition, n’existe que s’il est accompagné de propagande » et que « c’est par son annonce et son explication à l’opinion publique qu’un acte violent quelconque peut devenir un acteterroriste. L’acte violent en soi ne suffit pas. On ne peut dissocier ceux qui posent les bombes de ceux qui expliquent pourquoi les bombes ont été posées. Les derniers sont aussi complices du crime terroriste. Il suffit de se rendre compte du soin apporté à la médiatisation des attentats, même ceux qui échouent, par les organisations terroristes. Or aujourd’hui, on le sait, la propagande et les actes terroristes sont souvent faits dans des pays différents.«
Fuat Tanlay interdit au bourgmestre de Saint-Josse d’utiliser les mots : kurdes, arméniens ou assyriens
Compte tenu de cette acception, il convient de savoir s’il y a lieu ou non d’ouvrir une quelconque instruction judiciaire à l’encontre du diplomate turc en poste à Bruxelles au motif qu’il a « annoncé » ou « incité » la population à commettre des attentats terroristes contre la Belgique. Le Parquet fédéral n’a pas encore communiqué à ce sujet.
A noter que ce n’est pas la première fois que Fuat Tanlay tient des propos très agressifs en turc envers les autorités belges. Lors d’unentretien publié le 21/04/07 par le quotidien Hürriyet, l’ambassadeur turc accusait le bourgmestre de Saint-Josse, Jean Demannez (PS), d’encourager le terrorisme du PKK et le séparatisme ethnique tout en lui interdisant d’utiliser les termes de « Turcs, Kurdes, Arméniens et Assyriens » car cela encourgerait la division ethnique. Le bourgmestre socialiste lui avait répondu, en envoyant copie de sa correspondance au gouverneur, au SPF Intérieur et SPF Affaires étrangères, pour dénoncer un cas d’ »ingérence » de la part d’un représentant d’un Etat étranger.
http://parlemento.wordpress.com/2009/07/20/un-ambassadeur-a-bruxelles-espere-que-la-belgique-souffrira-du-terrorisme/
Commentaire par kruitvat — avril 11, 2011 @ 10:24
Yves Leterme « invite » l’ambassadeur turc suite à ses propos appelant au terrorisme contre la Belgique
Le ministre belge des Affaires étrangères, Yves Leterme (CD&V), a invité l’ambassadeur turc suite à ses propos; publiés dans la presse turque, appelant au terrorisme envers la Belgique.
La porte-parole du ministre belge des Affaires étrangères, Yves Leterme, indique aujourd’hui (22/07/09) que « l’ambassadeur de Turquie a étéofficiellement invité, dès son retour, à venir s’expliquersur les propos qui lui sont attribués dans la presse turque« .
Dans un article paru le 16/07/09 dans le quotidien turcHürriyet, Fuat Tanlay, ambassadeur turc en poste à Bruxelles, avait déclaré en visant la Belgique « Inchallah, ça leur arrivera un jour. C’est là qu’ils comprendront ce qu’est le terrorisme« . Contactée dès lundi (20/07/09) par les journalistes de RTL-TVi (une chaîne de télévision luxembourgeoise dominante dans le paysage audiovisuel belge), l’ambassadeur de Turquie avait refusé de commenter ses propres propos diffusés dans la presse turque (également disponible dans toutes les librairies belges et sur internet).
Interpellé sur le sujet, le nouveau ministre belge des Affaires étrangères, Yves Leterme (CD&V, parti chrétien-démocrate flamand), confirme avoir pris connaissance des déclarations de Fuat Tanlay mais il refuse de les qualifier pour le moment. « Le ministre veut d’abordentendre l’ambassadeur turc dès son retour. Il ne s’agit pas d’une convocation puisqu’en diplomatie la convocation d’un ambassadeur se produit lorsqu’il y a un problème entre deux Etats. Nous l’avonssimplement invité à venir entamer une discussion avec l’administration« , précise la porte-parole du ministre Leterme.
Que se passera-t-il si les propos de l’ambassadeur turc relatés dans la presse se confirment ? « C’est une question très hypothétique, nous ne sommes pas encore à ce stade mais si les propos attribués à Monsieur l’ambassadeur se confirme, le ministre pourra toujours lui faire part de son sentiment« , conclut le cabinet Leterme.
MISE A JOUR (25/07/09) :
Fuat Tanlay retourne à Ankara et perd son titre d’ambassadeur
Le ministre turc des Affaires étrangères, Ahmet Davutoglu, a annoncé ce vendredi (24/07/09) un grand remaniement des postes d’ambassadeurs au sein de son ministère. D’après la note publiée par la presse turque, le remaniement concerne plus de quarante postes diplomatiques à travers le monde. Fuat Tanlay, l’actuel ambassadeur turc en Belgique, est invité à rejoindre l’administration centrale des Affaires étrangères turques à Ankara avec le titre de « conseiller au ministère des Affaires étrangères« . Il sera remplacé à Bruxelles par l’ex-ambassadeur turc à Canberra (Australie) Murat Ersavci. Il n’est encore clair si le ministre belge des Affaires étrangères, Yves Leterme, recevra ou non le nouvel ambassadeur turc pour avoir des éclaircissements sur les propos attribués à son prédécesseur dans la presse turque.
MISE A JOUR (29/07/09)
Tanlay : « Je n’ai reçu aucune invitation des Affaires étrangères belges »
Faisant suite à la vague médiatique internationale suite à des propos polémiques relatés par la presse turque (« Inchallah ça leur arrivera un jour. C’est là qu’ils [les Belges] comprendront ce qu’est leterrorisme« ], l’ambassade de Turquie à Bruxelles précise dans un communiqué de presse quel’ambassadeur Fuat Tanlay, en posteà Bruxelles depuis 2005 et invité depuis vendredi (24/07/09) à rejoindre l’administration centrale des Affaires étrangères à Ankara dans le cadre d’un grand remaniement initié par le ministre turc des Affaires étrangères, n’a pas été rappelé à Ankara pour ses propos relatifs à la Belgique ou l’affaire DHKP-C mais bien parce qu’il a terminé son mandat d’ambassadeur et qu’il a été désigné comme « conseiller en chef des Affaires étrangères » du Premier ministre turc. Par ailleurs, dans unedéclaration au site internet turcophone Binfikir, l’ambassadeur Fuat Tanlay déclare : « Je n’ai reçu aucune invitation des Affaires étrangères belges concernant cette affaire« , démentant ainsi l’invitation annoncée dans la presse belge par Yves Leterme, le ministre belge des Affaires étrangères. Une invitation qui figure pourtant en anglais sur le site officiel de la diplomatie belge.
Rédigé par Mehmet Koksal
22/07/2009
http://parlemento.wordpress.com/2009/07/22/yves-leterme-invite-lambassadeur-turc-suite-a-des-propos-appelant-au-terrorisme/
Commentaire par kruitvat — avril 11, 2011 @ 10:25