Prisons de la honte

juillet 24, 2011

L’Irlande du Nord: Brendan Lillis se meurt en prison de Maghaberry

Camps d’exterminations: l’UE a adopté le conflit irlandais

24 juillet 2011

Brendon Lillis est un détenu politique irlandais, qualifié de « terroriste » selon la notion nazie du terme, qui désigne les faits de résistance à l’occupation, alors que le terme original date de 1798 et désignait un mode de gouvernement. C’est le cas de l’Angleterre, qui qualifie de « terroriste » tout irlandais qui conteste aux anglais la possibilité de résoudre l’inégalité entre catholiques et protestants en envoyant des soldats plutôt que des diplomates.

La manipulation de l’information est telle qu’en 1975, quand des professeurs ont demandé à des jeunes anglaises une dissertation sur la nécessité de maintenir l’armée anglaise en Irlande, elles ont répondu que oui, parce qu’il fallait protéger les irlandais d’une menace d’invasion par la Russie !

Brendon Lillis a été condamné en 1977 à la détention a perpétuité pour possession d’armes et d’explosifs, pour une intention de dire aux anglais de rentrer chez eux. Il n’a été libéré qu’en 1992, au bout de près de 16 ans. C’est un secrétaire d’état anglais pour l’Irlande du nord qui a réactivé sa condamnation à vie en 2009, alors qu’il devait répondre d’un vol.

Brandon Lillis souffre de spondylarthrite ankylosante, une maladie par laquelle le corps fait une surproduction de masse osseuse. Il est entièrement paralysé, nourri par un tube depuis près de deux ans. Il est malgré tout maintenu en détention sur base d’une « intention » vieille de 34 ans qu’il n’est clairement plus en état de mettre en oeuvre. Il est isolé parce qu’il n’est plus capable de se lever pour s’assoire dans une chaise roulante et trop faible pour soulever un téléphone.  Le ministre de la justice dit qu’il représente toujours un danger pour la société et le ministre de la santé le prétend en bonne santé.

Les eurodéputés, le « Comité contre les Torture » de l’ONU et les divers organismes des droits de l’homme subsidiés par l’UE ne prétendent pas intervenir, exactement comme dans tous les cas de détention politique en Europe. Leur comportement fait apparaître que l’UE a adopté le conflit irlandais dans le plan pour provoquer des tentions, afin formater les esprits à accepter un cadre légal aux tortures pour les « prisonniers très dangereux. »

Le plus écoeurant sont les politiciens irlandais qui n’hésitent par à fermer les yeux sur des traitement inhumains à un irlandais, à l’origine, sur base d’une discrimination religieuse.  Les curés et les pasteurs ne pourraient-ils expliquer aux petites anglaises qu’il n’est pas chrétien de torturer des détenus sous prétexte de les protéger d’une invasion russe ?

http://fondation.princessedecroy.droitfondamental.eu/wordpress/?p=2427

 

 

mai 6, 2011

FOD Justice: à nouveau des problèmes avec Internet

Les Belgacom e-Services nous envoyait le message suivante: ‘Service en ligne inaccessible. Vous n’avez pas encore accès au service en ligne que vous essayez d’atteindre. Il vous est possible de l’ajouter dans la liste de vos applications, si celui-ci est disponible pour votre profil d’utilisateur. Pour ajouter une application, il est nécessaire d’être client chez Belgacom.’ Mais le Werkgroep Morkhoven est déjà client chez Belgacom pendant 10 ans.

Il y a quelques années que les services secrets belges qui ont accusé Marcel Vervloesem de notre association pour lui faire taire du réseau pédocriminel de Zandvoort (88.539 victimes), ont organisé une pétition pour expulser Marcel de sa maison à Morkhoven. Au même temps on demandait d’enlèver le Werkgroep Morkhoven de Internet. La demande était même discuté par des politiciens.

Il y a déjà beaucoup de blogs et de sites du Werkgroep Morkhoven qui ont été fermé sans motivation pendant les années passées. En Belgique il y a un contrat, signé par le ministre de la justice, et les providers. Et on peut facilement bloquer ou fermer des sites.

Pendant nos actions récents autour le prisonnier tchétchène Arbi Zarmaev qui était torturé et isolé aux prisons de Hasselt et de Bruges, nous avons aussi eu beaucoup de problèmes sur Internet. Et notre article ‘Arbi Zarmaev is vrij’ (Arbi Zarmaev a été libéré) n’est même pas à retrouver sur Google via les mots de recherche ‘Arbi Zarmaev’.

Pendant nos actions autour Arbi Zarmaev, princesse J. de Croÿ, vice-précident de l’asbl Werkgroep Morkhoven qui a un interdiction de revoir Marcel Vervloesem depuis 8 mois, a reçu une lettre recommandée de Hans Meurisse, directeur du directorat-général des prisons belges. Meurisse demandait d’enlever les textes autour Arbi Zarmaev sinon elle serait poursuivie.

En 2006, Marcel Vervloesem avait un premier interdiction de contacter la presse. Le tribunal de Turnhout qui le poursuivait pendant une dizaine d’années, le décidait. Chez sa libération, il y a 8 mois, Marcel Vervloesem avait à nouveau un interdiction de contacter la presse. Il a même un interdiction de contacter ses amis du Werkgroep Morkhoven qui l’ont visité pendant 2 années à la prison et ont lutté chacque jour pour sa vie.

Jan Boeykens, président du Werkgroep Morkhoven

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From: Jan Boeykens To: justitiehuis.brussel.just.fgov.be, justitieelww.cawdepapaver.be, vanessa.bury.just.fgov.be, justitiehuis.ieper.just.fgov.be, Liga Voor Mensenrechten, els.deloof.just.fgov.be, ministre.stefaan.declerck.just.fgov.be, Nieuwsredactie stadsomroep.com, Date: Fri, 6 May 2011 17:25:29 Subject: FOD Justice: des nouveaux problèmes avec Internet (1)

Photo: la libération de Arbi Zarmaev, prison de Bruges

mai 2, 2011

Droits de l’Homme: L’ONU a félicité la Belgique

2 mai 2011 - La Belgique passait son grand oral sur l’état des droits de l’homme dans le pays ce lundi devant l’ONU. Quelques points noirs ont été soulignés. Les problèmes communautaires n’ont pas été absents des débats.

La Belgique devait se soumettre lundi matin à Genève aux questions des Etats membres de l’Organisation des Nations unies lors de son premier “examen périodique universel”, une procédure de vérification de l’état des droits de l’homme à laquelle chaque membre du Conseil onusien des droits de l’homme doit désormais répondre tous les quatre ans.

Le ministre des Affaires étrangères Steven Vanackere a répondu, pendant trois heures, aux interpellations des représentants nationaux. Ceux-ci se sont basé sur trois rapports, l’un émanant du gouvernement belge, un autre du haut-commissariat aux droits de l’homme de l’ONU et un troisième des associations belges et internationales de défense des libertés fondamentales.

La Belgique a été félicitée des efforts accomplis. Mais plusieurs points noirs ont été soulignés: l’absence d’institution des droits de l’Homme indépendante, la surpopulation carcérale, les problèmes liés à l’asile et à la détention aux frontières, la lutte contre les abus faits aux enfants et contre la pornographie infantile.

Plusieurs pays (Canada, de la Fédération de Russie et Slovénie) ont par ailleurs demandé à ce que la Convention cadre sur les minorités soit adoptée.
Certains pays ont insisté sur le problème de la discrimination envers les minorités, sans précision supplémentaire.

Les problèmes communautaires n’ont donc pas été absents des débats à Genève.

J.C., avec Baudouin Remy

http://www.rtbf.be/info/belgique/detail_les-debats-communautaires-belges-ont-ete-abordes-a-l-onu?id=6036043&sms_ss=facebook&at_xt=4dbe9f079f41782c%2C0

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Photo: Steven Vanackere à Genève, Belga Photo Eric Lalmand

Vanackere est, comme le ministre de la justice Stefaan De Clerck, membre du parti démocrates-chrétiens flamande (CD&V).

http://www.stevenvanackere.be/fr


Lettre du 20 avril 2011 de Yelena Maglevannaya à Son Altesse Royale, Albert II, le Roi des Belges

Votre Majesté le Roi des Belges,

Dans votre pays, à la prison de Brugge, ce trouve un réfugié tchétchène, Arbi Zarmaev, dont l’extradition est demandée par la Russie.

Outre le fait qu’il risque d’être expulsé vers un pays où il est assuré d’être torturé et maltraité, parce que c’est le sort qui attend tous les Tchétchènes dans les prisons russes, comme je l’ai appris ; et que dans votre pays démocratique, il est détenu dans des conditions loin d’être normales. Il a même battu, ce que les autorités ont ensuite tenté de cacher du public, en prétendant qu’il se serait lui-même infligé les coups.

Je n’ai jamais été surprise d’entendre de telles choses des autorités russes. C’est là-bas la norme depuis longtemps. Mais que, dans un pays de l’Union Européenne qui s’est engagé à respecter les droits de l’homme devant le monde, qu’un Tchétchène soit battu, était initialement impossible à croire.

Ces dernières temps, une tendance préoccupante – les autorités de plus en plus de pays européens ont commencé à refuser de mettre à l’abri les réfugiés tchétchènes. Serait-ce que, pour de bonnes relations avec la Russie, la vie est devenue un sujet de négociation?

Il convient, à mon avis, une fois pour toute d’interdire la question du renvoi des réfugiés tchétchènes en Russie, quelle que soit les accusations portées contre eux, parce qu’ils n’ont aucun espoir d’un procès équitable dans ce pays. Au contraire, ils sont confrontés à des peines de détention excessivement longue, des coups, des tortures et une mort presque inévitable en prison à la suite de ces tortures et les conditions de détention inhumaines.

Par conséquent, en vertu des droits de l’homme, il est indispensable que les démocraties occidentales, déclarent immédiatement, non seulement en mots, que la Russie est un pays qui ne respecte pas le droit le plus fondamental – le droit à la vie – et assurent effectivement que nul ne peut donner à ce pays quiconque, sans partager la responsabilité de son sort.

Tout d’abord, cela concerne les Tchétchènes, qui, en règle générale, du point de vue du droit international, ne sont pas coupables de quoi que ce soit, tel qu’il est pratiqué en temps de guerre, en défendant leur patrie de l’occupation.

Votre Majesté, je souhaite que vous puissiez entendre les arguments de libérer Arbi Zarmaev avec votre protection royale et une fois pour toutes, interdire son extradition vers la Russie. L’Europe devrait réaffirmer la réputation du territoire, où les droits de l’homme ont toujours été, et sont en première place et rigoureusement appliquées.

Elena Maglevannaya,

journaliste, réfugié en Finlande

http://droitfondamental.eu/

avril 25, 2011

Prisons belges – Arbi Zarmaev: Lettre Ouverte 25.4.2011

Cher H.,

Ce sont toujours les mêmes personnages qui reviennent.

Le ministre de la Justice Stefaan De Clerck et les membres de son Cabinet, les membres de la Ministère de la Justice qui travaillent aux prisons, les directeurs de la prison, la direction générale des prisons belges (et son administration), des avocats, des juges, et des politiciens.

C’est la même gang. Notre ‘système démocratique’, comme en Italie et ailleurs, est en grande partie dans les mains de la mafia. Et il est très difficile de s’opposer à ce système, parce que les gens qui y travaillent, ont ​​tous les pouvoirs. Ils contrôlent la presse et ils ont une sorte de pouvoir absolu. Et ils forment une puissance internationale. Il y a, par exemple, toutes sortes de contacts européens et inter-gouvernementales qui font partie de «la lutte contre le terrorisme». Et les «terroristes» ce ne sont plus des hommes masqués lançant des bombes ou la résistance armés qui s’oppose à la néo-colonialisme. Non, NOUS et l’opposition politique qui reste, sont les “terroristes” qui doivent être éliminés.

Concerne Arbi dans la prison de Bruges, sa situation s’est quelque peu améliorée. De temps à temps on le met dans un petit espace ouvert où il y a un peu d’air et de lumière. On lui donne un peu plus à manger parce qu’il est tout à fait faible et mal nourris.
On lui a même donné ses pantoufles ;)
Mais il reste enfermé dans une cage de chien de 2 x 3 m, ce qui est bien pire qu’une cage dans un centre de détention pour les chiens. Les chiens qui y résident, ont au moins suffisamment de lumière, d’air et de contact (wafwafwaf) avec d’autres chiens. Et ils peuvent se voir.

14:40 Gepost door Jan Boeykens in ActualitéBrugesPrisonsZarmaevPermalink | Commentaren (0) | Email dit | Tags: prisons belges,brugesarbi zarmaevlettre ouverte25.4.2011

avril 22, 2011

Arbi Zarmaev: Prison de Bruges – 22.4.2011

From: Jan Boeykens
Date: 2011/4/22
To: Khedi Zarmaev

Chère Khedi,

Pour nous, Arbi sera libéré si nous le voyons vivant à notre table.

J’ai entendu qu’il n’aurait pas suffisant à manger.

Est-ce que tu as entendu qqchose de votre argent sur le compte de Arbi ? Un télévision sur son cage de chien est le minimum qu’on le peut donner pour les jours qu’ils restent.
Et chaque jour il doit sortir. Il a le droit de téléphoner et d’écrire. Il a le droit d’avoir contact avec les autres prisoniers.

Et pourquoi il doit rester dans son cage de chien s’il deviendrait libéré un de ces jours comme Pax Christi écrivait le 8ième avril 2011?

Salutations à Arbi, Ayndi, vos parents, Imran et toutes les hommes de coeur.

avril 21, 2011

Prison de Bruges: Arbi Zarmaev reste enfermé

PRISON DE BRUGES: ARBI ZARMAEV RESTE ENFERMÉ

Arbi Zarmaev est toujours enfermé dans une cage en béton d’a peine 2×3 m. dans la section de haute sécurité individuelle de la prison de Bruges.

Pour la première fois depuis quinze jours, sa soeur a eu aujourd’hui la permission de le voir. Hier, l’activiste des droits de l’Homme et membre de Pax Christi Imran Ejiev a également pu lui rendre visite.

Par contre, le frère d’Arbi, Ayndi, n’a toujours pas le droit d’aller le voir, la direction de la prison ayant prolongé de dix jours la période où la visite lui est interdite.
Cette interdiction avait été ocasionée par le fait que le psychiatre de la prison avait dit à Ayndi et sa soeur que leur frère allait bien, tandis que le même jour la femme d’Arbi avait eu la permission de jeter un oeil par la lucarne de la porte sur son mari qu’elle avait vu couché par terre, quasiment sans connaissance. Là-dessus, Ayndi avait reproché au psychiatre d’avoir menti sur l’état de santé de son frère, ce qui aurait donné lieu pour le psychiatre d’avertir le premier ´qu’il serait lui aussi bientôt privé de sa liberté, s’il n’arrêtait pas vite ses commentaires’.
Ce sur quoi, le psychiatre a appelé la police pour leur annoncer que le frère d’Arbi le ‘menaçait’.

Pax Christi, qui soutient Arbi Zarmaev, fit savoir le 8.04.2011 que la Cour pour les Droits de l’Homme avait décidé le 5.04.2011 d’annuler la décision signée par ministre De Clerck et puis approuvée par le Conseil de l’Etat d’extradier Arbi Zarmaev vers la Russie et le pouvoir en place en Tchétchénie.
Pax Christi écrivit à cette occasion ‘que Arbi Zarmaev sera vite libéré’. Mais l’Etat belge a apparemment décidé de tenir Arbi Zarmaev enfermé dans sa cage de la section de haute sécurité individuelle de la prison de Bruges, bien qu’il est physiquement dans un état d’épuisement total et de fort affaiblissement causé par la faim.
Il ne semble pas donc pour l’instant que sa libération soit proche.

Le problème est donc loin d’être résolu. Vu l’état de santé d’Arbi Zarmaev, il vaudrait peut-être mieux aller refrapper un grand coup sur la porte d’Amnesty International.

Photo: Devant le Palais Royale à Bruxelles

avril 18, 2011

Prisons belges: plainte à l’ombudsman fédéral

MINISTRE DE CLERCK, HANS MEURISSE: AUCUNE RÉPONSE

Monsieur Guido Schuermans, Ombudsman fédéral 43, Rue du Duc, 1000, Bruxelles

Cher Monsieur Schuermans,

Objet: Arbi Zarmaev, prison de Bruges- Le Ministre de la Justice De Clerck et le Directorat-Général des Institutions Pénitentiaires ne répondent pas à nos questions – Plainte

Dans le dernier rapport annuel que vous et votre collègue Catherine De Bruecker avez soumis au Président de la Chambre, vous constatez ‘‘que les citoyens cette année-ci pas moins que les années précédentes, se plaignent d’un manque d’informations et de travail communicatif de la part du gouvernement fédéral’’. Et effectivement, nous de notre côté ne pouvons que constater que la situation sur ce point devient de plus en plus grave.

Notre conclusion sur ce sujet est basée sur le fait que nous n’avons reçu aucune réponse de la part du ministre de la Justice De Clerck à nos lettres concernant les pratiques de torture et d’isolement (et l’utilisation de drogues psychiatriques) à l’encontre de Monsieur Arbi Zarmaev.

La famille de Monsieur Armaev a envoyé quatre lettres en recommandée au ministre au cours des derniers 21 mois. A ces lettres-là non plus il n’y eut aucune réponse.

Ma visite en compagnie de la famille de Monsieur Zarmaev au cabinet du ministre (115, Rue Waterloo. Bruxelles) il y a dix jours, n’a également pas eu de résultat.   Le service d’accueil nous fit savoir que les lettres sus-nommées se trouvaient rangées dans ‘un petit dossier de renseignements’ au sécrétariat du Directorat-Général des Institutions Péntitentiaires, qui est géré par Monsieur Hans Meurisse.

Après avoir téléphoné aux dits services de Monsieur Meurisse, on nous annonça que nous étions attendus au bureau de ce Monsieur, au 76 Avenue Waterloo, 1000, Bruxelles. Arrivés sur place, la sécrétairesse de Monsieur Meurisse nous fit néanmoins savoir ‘‘qu’il n’était pas possible d’arranger un rendez-vous’’ et qu’on nous priait ‘‘d’envoyer un petit mail ou de téléphoner’’ . Quand nous protestâmes que le service d’accueil du cabinet du ministre De Clerck venait juste de lui téléponer pour prendre un rendez-vous, la dame resta muette. Ensuite nous entamâmes les lettres envoyées en recommandée qui était restées sans réponse, disant que cette expérience-là nous semblait suffisante pour oser conclure qu’une réponse à un petit mail de notre part n’était pas vraiment une chose très vraisemblable à attendre. Ce à quoi la dame répondit par un haussement d’épaules pour nous planter là ensuite.

Quand nous eûmes retourné le cabinet du ministre De Clerck, le service d’accueil reprit contact avec le bureau de Monsieur Meurisse. On nous transmit le numéro de téléphone de la sécretaresse de Monsieur Meurisse. Quand nous téléphonâmes ensuite à la dame, elle essaya de s’esquiver. A nos insistances, elle finit par répondre finalement ‘‘qu’on allait voir ce qu’on pouvait faire pour nous’’.

Une chose nous paraît ainsi être prouvée par la présente, et c’est que le manque d’informations et le manque de capacités communicatives de la part du gouvernment et ses services, mènent immanquablement à des situations inadmissibles, ce qui amène les citoyens sans cesse à chercher le recours du Ombudsman qui lui n’arrivera jamais à changer quoi que ce soit à la situation.

Voilà donc la raison pour la plainte que nous vous adressez.

En espérant que vous voudriez bien la prendre au sérieux, nous vous prions d’agréer l’expression de nos sentiments les plus distingués.

Jan Boeykens
Président du Werkgroep Morkhoven
10, Rue Faider
1060 Bruxelles

Photo: Parlement européen

avril 17, 2011

Arbi Zarmaev: sa famille a pu le voir un unstant

Comme prévu, Arbi Zarmaev – l’homme qui aurait dû être relâché il y a un an- a comparu, le 15.4.2011, après 21 mois de prison devant la Chambre de Conseil.

Le ministre de la Justice De Clerck (CD&V, le parti flamand des chrétiens-démocrates) qui a voulu coûte que coûte extradier Arbi Zarmaev et qui avait négocié à cette fin avec l’ambassade russe, a joué un rôle inadmissible dans cette affaire.

Pendant que le ministre ne peut plus du point de vue légal être vraiment dit ministre, – le pays attendant toujours l’installation d’un nouveau gourvernement,-il a cependant eu l’occasion de commettre plus d’erreurs que seulement celle de violer le principe de la séparation des pouvoirs.

En effet, Arbi Zarmaev a été laissé 4 jours sans boire et manger pendant sa réclusion solitaire à la prison de Hasselt, ce qui a entraîné une déshydratation grave et d’autres dommages pour sa santé déjà gravement atteinte. On lui a aussi administré de force un neuroleptique (Clopixol). Sa famille a plusieurs fois protesté auprès du ministre par lettre recommandée, mais elle n’a jamais reçu de réponse de sa part. Il y a à peu près trois semaines, Arbi Zarmaev a été transféré vers la prison de Bruges, où il a été enfermé dans une espèce de cage pour chiens qui mesure 2 mètres par 3, presque totalement sans lumière, où il était en effet bien pire logé que les chiens d’un chenil, puisque ceux-là ont assez de lumière et d’air frais et on ne les torture pas. Bien qu’Arbi Zarmaev était physiquement complètement épuisé, on le réveillait tous les 15 minutes chaque nuit avec force bruit et lumière. On lui a donné un nouveau neuroleptique qui devait le rendre ´plus sociable´. Juste avant qu’il devait comparaître de nouveau devant le Conseil de l’Etat (il y a à peu près 10 jours) pour voir être approuvée la décision de De Clerck de l’extradier vers la Russie, on a commencé à tenir Arbi Zarmaev dans l’isolement total. La direction de la prison répétait continuellement ´que le prisonnier lui-même ne voulait avoir plus aucun contact´ ni ‘signer la moindre note de la prison lui permettant de correspondre par lettres, de téléphoner, d’avoir la télévision, d’aller à la promenade dans la cour ou d’avoir des contacts avec ses co-détenus´. La famille d’Arbi était désespérée de ne plus pouvoir le rencontrer et craignait qu’il n’allait mourir en prison. Ni leurs visites à la prison, ni celles au cabinet du ministre De Clerck, ni celles au bureau du directeur Hans Meurisse du Directorat-Général des Institutions Pénitentiares, n’ont ressorti le moindre effet. La direction de la prison prétendait qu’on voulait ´respecter sa volonté de s’isoler complètement.

Le 14.4.2011, la famille a reçu une copie de la requête pour sa mise en liberté de la part de son avocat. Et le 15.4.2011 donc la Chambre de Conseil s’est penchée sur l’affaire. La famille d’Arbi a pu le voir un instant et échanger quelques paroles avec lui. Les blessures profondes aux poingets et aux chevilles qu’il a par suite d’avoir dû porter des menottes pendant si longtemps, paraissaient loins d’être guéries. Une opération chirurgicale n’était plus possible depuis que les blessures qui vont jusqu’à l’os, se sont infectées. Arbi a demandé à sa famille ´pourquoi elle n’était plus venu le voir depuis 10 jours’. Sa raison est intacte, en dépit de toutes les tortures qu’il a connues, de sa réclusion solitaire et des drogues psychiatriques qu’on lui a forcé à prendre.

Photo: Avant le Palais Royale à Bruxelles

avril 15, 2011

Affaire Zarmaev: ministre de la justice viole le principe de la séparation des pouvoirs

LE MINISTRE DE LA JUSTICE ENFREINT LA RÈGLE DE LA SÉPARATION DES POUVOIRS

Aujourd’hui, le 15 avril 2011, l’affaire Arbi Zarmaev sera examinée par la Chambre de Conseil.

Ce qu’il y a de particulier dans ce cas, c’est que, comme les avocats d’Arbi Zarmaev l’expliquent, le prisonnier aurait normalement dû être relâché après 6 mois de prison. On peut donc se demander pourquoi ce mois-ci il finit son 21ième mois en prison sous des circonstances qu’on ne peut imaginer plus inhumaines, impliquant des tortures et des privations en tous genres qui ont détruit sa santé.

La chose la plus remarquable dans cette affaire, c’est le rôle qu’y joue le ministre de la Justice Stefaan De Cerck.

De Clerck tient absolûment à extradier cet homme vers la Russie, en dépit de la décision de la Cour d’Appel de Gand qui a décidé d’annuler cette extradition, à cause des violations graves des droits de l’Homme et des tortures qui ont cours dans ce pays, et à cause de l’impossibilité pour la Cour Européenne de contrôler les conditions de détention dans les prisons russes vue le fait qu’elle n’a pas accès à ces prisons.

On est également en droit de se demander de quel droit De Clerck se croit permis d’extradier cet homme vers un pays où on pratique encore la peine de mort, bien que les traités européens indiquent clairement qu’il y a un interdiction pour la Belgique d’extradier des gens vers de tels pays.

On peut également se demander pourquoi le ministre n’accepte pas simplement les arrêts de la cour de Justice à laquelle appartient le droit exclusif de juger cette affaire. C’est fouler aux pieds le principe de la séparation des pouvoirs que le ministre lui-même cite si souvent.

Un ministre ne peut prendre la place d’une cour de Justice. Cela signifierait en fait la fin de l’Etat de Droit et l’inutilité des cours de Justice.

Si Monsieur Arbi Zarmaev vient à mourir en prison, la faute politique que ministre De Clerck qu’il a commise, est très grave.

avril 13, 2011

Arbi Zarmaev: 24 heures sur 24 heures enfermé

Filed under: Uncategorized — Tags:, , , , — kruitvat @ 10:53

TORTURE ET ISOLATION EN BELGIQUE: ARBI ZARMAEV

Sur notre réunion de 12.4.2011 dans le parc au Palais Royal à Bruxelles, il y avait presque plus de policiers que des sympathisants d’Arbi. Arbi reste 24 heures sur 24 heures enfermé dans une petite cellule non éclairée de 2 x 3 mètres à la prison de Bruges. Il n’a pas de contacts avec sa famille, ni avec les autres détenus. Il n’a pas la permission de téléphoner, de sortir un peu, de correspondre et de regarder la télévision. Le directoriat-géneral des prisons prétend qu’il n’est pas été sanctionné. Sa santé reste critique après les tortures dont il était victime.

Jan Boeykens

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